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"Corriger son manuscrit avant de l'envoyer : par où commencer"
"Votre manuscrit est fini et vous hésitez : l'envoyer tel quel, ou le faire relire d'abord ? Voici dans quel ordre corriger son manuscrit, et ce que chaque relecteur apporte."
Publié le 5 novembre 2026 · par la rédaction Oriavel

Vous avez mis des mois à écrire ce manuscrit et vous craignez de l'envoyer avec des défauts que vous ne voyez plus. Corriger son manuscrit dans le bon ordre évite de refaire le même travail deux fois : d'abord le fond (l'histoire, la structure, le début), ensuite les fautes d'orthographe et de typographie. Une bonne partie de ce travail se fait seul.
Faut-il faire corriger son manuscrit avant de l'envoyer ? Oui, faites-le relire, après l'avoir corrigé vous-même. Un correcteur payant n'est pas obligatoire : aucune des sources consultées ne l'exige, et des lecteurs de confiance ajoutés à plusieurs relectures de votre part peuvent suffire pour un premier envoi. Commencez par le fond, puis corrigez la forme.
Pourquoi corriger son manuscrit avant l'envoi
Quand on relit son propre texte, on lit ce qu'on avait en tête. Une faute qui revient ou une phrase trop longue passent inaperçues.
Un lecteur extérieur découvre le texte sans l'avoir en tête. Dans leur formulaire de soumission, les Éditions de l'Université de Bruxelles demandent que le manuscrit soit relu pour la forme, avec une orthographe et une syntaxe parfaites. C'est une maison universitaire : vérifiez les consignes de chaque éditeur.
Le site Édith et Nous, qui vend des services de relecture aux auteurs, conseille aussi d'éviter la banalité et la platitude dès les premières lignes.
Corriger son manuscrit : le fond d'abord, la forme ensuite
Corriger les virgules d'un chapitre que vous allez réécrire est du temps perdu. Nous vous conseillons cet ordre.
- Le fond. Relisez l'histoire : cherchez les longueurs, les scènes inutiles, un personnage qui change de caractère sans raison. Pour un essai ou un guide, vérifiez que le plan répond à la question posée au départ.
- Le début. Il demande un soin à part, détaillé plus bas.
- Le style. Repérez les répétitions, les phrases à rallonge et les mots qui reviennent dix fois sur la page.
- La forme. Orthographe, grammaire, conjugaison, ponctuation, typographie. Chaque modification du texte oblige à la refaire : gardez-la pour la fin.
Corriger son manuscrit soi-même : cinq gestes
Avant de demander de l'aide, faites ce que vous pouvez faire seul. Ces cinq gestes sont des conseils de la rédaction.
- Laissez reposer le texte une ou deux semaines, sans l'ouvrir. Vous verrez mieux ses défauts.
- Lisez à voix haute. Les phrases trop longues et les répétitions s'entendent mieux qu'elles ne se voient.
- Imprimez une partie du texte. Sur papier, on repère des fautes qu'on ne voit pas à l'écran.
- Relisez un thème à la fois : une fois pour les répétitions, une fois pour la ponctuation, une fois pour les dialogues.
- Passez un correcteur automatique en dernier, pour attraper les coquilles. Il ne juge pas le style et peut laisser passer des erreurs de sens.
Qui peut relire et corriger votre manuscrit avant l'envoi ?
Trois personnes peuvent vous aider, chacune pour un travail différent. Ces rôles reprennent la description d'Édith et Nous, qui présente le bêta-lecteur comme un avis de lecteur, moins objectif que celui d'un professionnel.
| Qui | Ce qu'il apporte | |---|---| | Un bêta-lecteur (un proche, ou un lecteur du genre de votre livre) | Un avis de lecteur : où il s'est ennuyé, où il n'a pas compris. | | Un relecteur professionnel | Une analyse du texte : intrigue, structure, personnages, écriture. Chez Édith et Nous, elle tient en sept à huit pages avec des axes de réécriture. | | Un correcteur | Les fautes d'orthographe, de syntaxe, de grammaire, de conjugaison, de ponctuation et de typographie. |
Un bon réflexe : demandez à deux ou trois lecteurs de lire le début et de vous dire, sans vous ménager, ce qui les arrête.
Faut-il payer un correcteur avant d'envoyer son manuscrit ?
Non. Aucune des pages consultées ne l'exige. Celles qui la recommandent viennent d'une seule société, Édith et Nous, qui vend ce service. Le seul éditeur dont nous avons lu les consignes, l'Université de Bruxelles, demande un texte relu, sans parler de correction payante.
Une correction payante peut quand même servir si votre texte est abouti sur le fond et que l'orthographe n'est pas votre point fort. Si vous y pensez :
- demandez un devis détaillé par écrit, avec ce qui est inclus (orthographe seule, ou aussi le style) ;
- demandez un extrait corrigé de quelques pages avant de vous engager ;
- vérifiez que l'offre porte sur une correction et ne promet aucune publication.
Si on vous promet qu'une prestation payante vous fera publier, méfiez-vous. Notre article sur les offres où l'auteur paie pour être édité donne les signes qui doivent alerter.
Que faut-il soigner en priorité dans les premières pages ?
Édith et Nous conseille d'éviter un début banal ou plat. Relisez votre première page en vous posant trois questions.
- Une phrase est-elle fautive ou maladroite dès les premières lignes ?
- Le lecteur sait-il où il est et pourquoi il doit continuer ?
- Avez-vous mis une longue description ou un préambule avant d'en venir à l'essentiel ?
Aucune source consultée ne mesure le poids des fautes dans un refus. Le seul repère sourcé est l'exigence de l'Université de Bruxelles, citée plus haut. Notre conseil : viser zéro faute dès les premières pages.
Que faire une fois le manuscrit corrigé ?
Faites apparaître le titre et le nom de l'auteur en première page, comme le conseille Édith et Nous, et vérifiez le format demandé par chaque maison. Préparez ensuite votre résumé : notre article sur le résumé d'une page vous guide. Les étapes de l'envoi sont dans comment envoyer son manuscrit, et le choix des maisons dans notre guide pour trouver un éditeur.
Votre geste de ce soir
Imprimez les trois premières pages de votre manuscrit. Lisez-les à voix haute, un stylo à la main, et marquez chaque endroit où vous butez. Corrigez ces endroits demain, puis donnez ces trois pages à un lecteur de confiance.
Votre manuscrit est-il prêt à être envoyé ?
Pour savoir où vous en êtes, notre diagnostic gratuit de votre manuscrit (« Votre manuscrit est-il prêt ? ») donne un premier repère, sans inscription. Oriavel édite à compte d'éditeur et ne demande jamais d'argent à un auteur.
Questions fréquentes
Combien coûte la correction d'un manuscrit ?
Les sources consultées ne donnent aucun tarif, et nous n'en citons pas. Demandez un devis écrit et un extrait corrigé avant de vous engager.
Les fautes d'orthographe peuvent-elles faire refuser un manuscrit ?
Aucune source consultée ne chiffre les refus dus aux fautes. Certains éditeurs, comme les Éditions de l'Université de Bruxelles, demandent un manuscrit relu pour la forme, avec une orthographe et une syntaxe parfaites. Mieux vaut donc envoyer un texte relu.
Quelle est la différence entre relecture et correction ?
Un relecteur professionnel analyse le fond : intrigue, structure, personnages, écriture. Un correcteur traque les fautes d'orthographe, de grammaire, de ponctuation et de typographie. L'analyse du fond vient avant la correction.
Un correcteur automatique suffit-il ?
Il suffit pour les coquilles, pas pour un manuscrit entier : il ne repère ni une scène qui traîne ni un mot employé à contresens.
Quand faire relire son manuscrit ?
Quand vous avez terminé une version complète du texte et que vous l'avez laissée reposer une ou deux semaines. Faites relire avant l'envoi.
Nos sources
- Quelle correction de votre manuscrit par un professionnel ?, Édith et Nous (site qui vend ces services) : bêta-lecture, relecture professionnelle, correction.
- Conseils pour envoyer un manuscrit à un éditeur, Édith et Nous : début du texte, titre et nom de l'auteur en première page.
- Formulaire de soumission.pdf), Éditions de l'Université de Bruxelles : relecture préalable pour la forme.


